Chronique criminelle : Épisode 4 — La jalousie « verte » : Un moyen durable d’aimer ?

Par Judith Ruth Brunel

Poétesse et juriste, autrice de “Succès boisées et autres plaidoiries poétiques”

Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence.

Arrivée à Paris

J’arrive enfin à Paris, les yeux fermés, mes mains emmitouflées dans des gants, mon bonnet tiré jusque sur mon nez. Il fait froid, très froid, et je suis seule dans le train. Tous les passagers sont descendus avant le terminus. Bientôt, dans quelques minutes, je serai là. On viendra me chercher, enfin…

Un Voyage surréaliste

C’est entièrement surréaliste. J’ai l’impression qu’une machine à remonter le temps est en marche. Nous reprenons finalement les préconisations d’Emmanuel Macron et récitons ensemble « En marche » pour terminer notre quête ensemble ! Tout se raccorde, au moment où je tire les cordes de ton arc si puissant. C’est harmonieux, c’est beau, c’est inspirant. Tu as tiré la flèche en premier. Vous, humbles spectateurs, retenez vos respirations, retenez vos hoquets, retenez vos émotions !

Réflexions sur “La chambre verte”

J’ai quitté mon microcosme, j’ai quitté ma chambre verte et ses mystères, ses murs clairs et ses jolies teintes rosées qui me font penser chaque jour un peu plus à la venue de l’été et au goût d’un fruit, celui du kiwi (le kiwi, le fruit !). Je pense, je lis, je réfléchis… La thématique est la suivante :

LA JALOUSIE “VERTE” : UN MOYEN DURABLE D’AIMER

Introduction, partie I, partie II, partie III, conclusion… Le cœur n’y est pas, la jalousie si. Alors elle existe, rend abscons le désir et fait partir la mélancolie. C’est si puissant d’aimer ! Hier, j’ai croqué dans un kiwi, j’ai dorénavant l’impression d’en devenir un à mon tour… et d’explorer une théorie nouvelle. Il me faut maintenant rejoindre les pays chauds ! Exister par le biais d’un fruit, quoi de plus absurde pour se sentir « au frais » et terminer son plan en entier ?

Partie I : La jalousie dans les relations

J’ai décidé de devenir moi-même pour écrire. Et si je me métamorphosais en kiwi, je deviendrais moi aussi à mon tour un fruit kafkaïen, je pourrais transformer n’importe quoi en n’importe qui. Certains sont déjà des fruits… Enfin, je veux dire par là avec toute ma prose habituelle que les travaux des meilleurs fructifient toujours… ou que leurs efforts portent obligatoirement leurs fruits ! C’est si juridique comme terme ! Je reformule…

« Quand pourrais-je récolter les fruits de mon travail comme l’exemplifie si bien le Code civil ? Pourrais-je également abuser des usages de ces fruits ? Et s’ils ne sont pas kafkaïens, serait-ce possible ? »

Partie II : L’écologie et l’amour

Mais qui sont « eux » ? Dans une société où normes et lois sont « anoblies et défraîchies » ? Le vert, le vert, le vert… se mettre au vert et se mettre au travail… Les maximes terribles du moment. Aimer ce que l’on fait avec fraîcheur ; rester naturel et authentique à chaque instant.

Voici la matrice idéale pour réussir !

Partie III : Vers une finance durable

J’aimerais écrire mes mémoires, décrire cette jalousie constante, cette jalousie si verte, que mon avenir s’en trouve métamorphosé. Je mélange les mots, les odeurs et les couleurs. La jalousie « verte » n’est pas dans les réglementations actuelles… enfin, je me perds. Je ne lis pas toutes les réformes en matière de finance durable mais presque. Nous sommes obligés avec l’AMF ! Je révise la « finance verte », et tout est vert, sauf les « niches brunes ».

Même toi… Enfin, toi, c’est un chapitre à part. On le traitera après. Tout se traite aujourd’hui, même les dossiers « durables » ! C’est normal, tout doit rester. Nos échanges, tes crises et mes pensées.

Plus un dossier est « durable » plus il rapporte ! C’est un argument économique, vois-tu.

Je préfère pourtant le rose, mais j’en retrouve de temps en temps sur ton museau. Sous tes airs biscornus, je glane parfois quelques informations. Et tu restes coi.

Ne me demande pas pourquoi. Mais tu ne changeras pas.

 

Espoirs et choix personnels

J’espère que la verdure me suivra à Paris, que mon microcosme ne sera pas tant surréaliste et que je vivrai réellement la vie que j’ai choisie en toute liberté et sérénité. Quelle logique pérenne que de choisir soi-même son chemin, sa trajectoire… L’objectif ? Ne pas dévier.

Symbiose et réflexion finale

Dans mon microcosme, image réduite de la société, tout s’y retrouve. Il n’est fait de rien. Juste d’éléments microscopiques à rattacher entre eux pour comprendre les liens qui m’unissent ineffablement à la planète Terre et à toi, « Ô Vénus ».

Tout cela est si grandiose. Je me croirais en apothéose ou en symbiose la plus totale. L’impression d’être encore dans cette bulle m’habite encore, ton charme revient en permanence dans mes pensées… Tu es tombé amoureux (je crois). 

C’est obséquieux, divin. C’est durkheimien ; et tout cela m’appartient.

Écrire un mémoire, c’est à la fois se remettre des émotions du passé, à la fois se tourner vers demain et s’appesantir sur le présent. Le mystère de la chambre verte n’est pourtant toujours pas résolu. Je ne sais pas encore qui est qui, ni qui est entré. Mais je saurai un jour, comment m’abstenir d’y retourner si la mort doit frapper. Où, quand, comment, avec qui, pourquoi ?

Conclusion :

L’avenir et la jalousie « verte » nous le diront. Restons attentifs aux prochains changements, mon Inspecteur ! Serviteur infâme de mes douleurs ! Cette fois ce n’est plus Rouletabille le maître, mais toi, mon humble lecteur, celui qui fait tiédir ma fièvre, celui qui sait rafraîchir mes ardeurs et détourner chacune de mes peurs.

Dans le déclin de mes souvenirs d’antan raisonnent encore mes poèmes d’autrefois, récités à la fois pour toi et pour moi, construisant ainsi une fibre céleste pérenne sur laquelle nous nous rejoindrons à chaque fois que le temps le voudra bien.

Après avoir arpenté tes doutes, tes colères et tes amours, j’ai rejoint l’extrémité de la fibre, qui me prête si bien ses sentiments, que je ne pourrais jamais plus rien te donner. Cette fibre grandit comme la branche d’un arbre immortel. Elle monte vers le ciel et étend ses feuilles au-delà de mon visage. Ce ne sont plus des lauriers célestes, mais des branches infinies… Tu as gagné.

J’espère un jour te revoir et te croiser, et ne jamais avoir à me retourner… Oui, promets-moi l’avenir, le désir et le bonheur !

L’heure de nos retrouvailles arrive…

Judith Ruth Brunel

Judith Ruth Brunel

Juriste

À propos de moi, Judith Ruth Brunel :
Née le 5 janvier 1998 à Lyon, je suis une juriste passionnée par les sciences criminelles. Mon premier livre  « Succès boisés et autres plaidoiries poétiques » représente pour moi une fusion unique entre la rigueur de la logique juridique et la délicatesse de la #poésie.